Juchée sur ses grands talons, Julia ère dans une boîte de nuit... elle a un gros problème avec l'alcool, des amants irréguliers et est sur le point de perdre son emploi. En acceptant de kidnapper un enfant, Julia va plonger dans un engrenage infernal qui l'entrainera jusqu'à Tijuana, au Mexique. Le trop rare Erick Zonca nous offre à nouveau un grand film, 10 ans après le magnifique "La Vie rêvée des Anges". Un portrait de femme ciselé au scalpel interprété avec brio par une Tilda Swinton, qui trouve enfin un rôle à la hauteur de son talent. Elle nous séduit dès les premières images: on souffre avec elle, on comprend ses excès, ses dérapages, sa souffrance... Hommage au cinéma des années 70, et particulièrement aux films de Cassavettes, « Julia » est un road movie captivant du début à la fin grâce à un scénario qui nest jamais prévisible et un personnage central sidérant. Si la comparaison avec "Gloria" est inévitable, "Julia" n'en oublie pas d'être singulier et se révèle comme un film coup de poing qui devrait incontestablement marquer cette année cinématographique.
Fab et Fred ont raison... Dasola, tu peux y aller... Je t'accorde que c'est un peu longuet, mais il y a une telle force d'ensemble et Swinton y est prodigieuse...
Après ffred, c'est la deuxième critique dithyrambique que je lis, je vais me décider à y aller malgré la longueur et le sujet qui me fait un peu peur. Bonne Pâques.