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Les films de Fab

Les films de Fab

Mon avis sur les films vus au ciné depuis 2007 et un peu plus...


T'as vu quoi au festival?

Publié par Heavenlycreature sur 18 Octobre 2011, 21:54pm

Catégories : #Le FIF de La Roche-sur-Yon


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Tout petit bilan du FIF 2011 qui se termine aujourd'hui.
Faute d'accréditation non obtenue (et de petits problèmes logistiques) , je ne serai allé voir que 5 films dont The Artist qui a droit à son propre article.

3 films en compétition :

leschantsdemandrin.jpgLes chants de Mandrin Rond1

de Rabah Ameur-Zaimeche.
L'action du film se situe au milieu du XVIIIe siècle. Louis Mandrin, hors-la-loi et héros populaire vient de mourir et cette histoire se penche sur ses compagnons qui risquent l'aventure d'une nouvelle campagne de contrebande dans les provinces de France.
Je n'ai pas aimé ce film qui m'a profondément ennuyé et nullement intéressé... Bon, il y a Jacques Nolot qui a présenté le film et qui est plutôt bon... mais sinon, j'ai eu l'impression de voir une vieille série genre Jacquou le croquant... Il ya beaucoup de plans très sérrés (trop) et on sent beaucoup le manque de budget du film... surtout qu'il 'sagit d'un film d'époque... Je ne connaissais pas le réalisateur, je comprends qu'il faille voir dans ce film une sorte de métaphore en comparaison avec notre époque où en fini pas d'être indignés, mais... il n'empêche que les bonnes attentions ne font pas forcément de bons films...

 

la_maladie_du_sommeil.jpgLa maladie du sommeil Rond3

de Ülrich Kohler.

Voilà un film qui n'est pas parfait mais qui soulève pas de mal de thèmes intéressants. Dans une première partie, le film se penche sur Ebbo, un médecin allemand qui dirige un centre destiné à lutter contre la maladie du sommeil au Cameroun. Alors qu'il refuse de suivre sa femme et sa fille qui retournent en Allemagne, Ebbo se retrouve seul. Dans la seconde partie, qui se déroule 3 ans plus tard, l'histoire se concentre sur Alex, un autre médecin, français celui-là et noir qui va être missionné pour faire un rapport sur l'évolution du travail d'Ebbo. Avec son histoire captivante et sa succession de scènes ancrées dans le réel (très bonne introduction qui donne le ton) ce film m'a plu. Les personnages sont bien écrits, le film évoque des restes d'Histoire coloniale, le racisme ordinaire, l'exil... On y découvre deux très bons acteurs Pierre Bokma et Jean-Christophe Folly, un réalisateur prometteur : un bon film.

quality control 01Quality Control Rond2

de Kevin Jerome Everson.
Quality Control est une drôle d'expérience... on est ici plus devant une sorte de "performance" artistique avec une vraie démarche louable, mais le spectateur non averti doit savoir qu'en allant voir ce film, il s'expose à quelque chose d'inhabituel... C'est une sorte de cinéma expérimental, très lent sans personnages mais avec des vraies personnes, sans dialogue (ou si peu) et avec à peine 10 plans différents. Le réalisateur Kevin Jérôme Everson nous invite dans un énorme pressing industriel de l'Alabama, il nous montre les employés, tous afro-américain de cette entreprise, il filme les gestes répétitifs et précis de chacun... le spectateur choisira soit de sortir, soit de s'endormir ou sera hypnotisé par les sons et ces plans authentiques qui dénoncent une certaine condition sociale. Drôle d'oeuvre, à voir pour les plus curieux.


Et...

3760019381039.jpg

La rue de la honte Rond4

de kenji Mizoguchi (1956) 

Programmé par Bertrand Bonello à qui le festival à laissé carte blanche, il est difficile de ne pas faire un rapprochement entre ce film, d'un réalisateur culte dont je n'avais jamais rien vu, et son magnifique Apollonide (surtout pour la scène où l'une des filles se déguise en gaïcha). La rue de la honte est une plongée désespérante dans le Japon populaire du milieu des anées 50. Le réalisateur nous invite dans l'intimité du "Rêve" et suit 5 femmes qui y vendent leurs corps sous le joug d'un couple présenté comme des petits commerçants paternalistes. Dans un contexte politique où l'avenir de ces femmes qui n'ont pas d'autres choix est en jeu et alors que chacune fait se qu'elle peut pour gérer sa vie : l'une voulant renouer les liens avec son fils, l'autre tentant de retrouver son mari ou une autre essayant d'escroquer un homme plus âgé... Ce film, qui fut le dernier de Mizoguchi, est une oeuvre incroyablement moderne, très belle et forte.



 

 

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