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Les films de Fab

Les films de Fab

Mon avis sur les films vus au ciné depuis 2007 et un peu plus...


Somewhere

Publié par heavenlycreature sur 6 Janvier 2011, 13:52pm

Catégories : #*



Pour ouvrir le bal de cette nouvelle année ciné 2011, c'est donc Miss Coppola junior qui nous propose son 4ème film. Evénement (ou plutôt non-évènement) du dernier festival de Venise où il a reçu le prestigieux Lion d'Or, on était en droit de s'attendre à autre chose que ça... Parce que là, franchement, on se demande bien en sortant du cinéma ce qu'il va en rester...
On a compris depuis Lost in Translation que la demoiselle était fasciné par l'ennui, le spleen, le vague à l'âme... appelez ça comme vous voudrez... mais là, la mayonnaise ne prend pas. Johnny Marco, le héros du film est donc une pseudo star hollywoodienne en stand by au (très moche) château Marmont où entre 2 douches, il va recevoir la visite de sa fille de 11 ans qu'il n'a pas vu grandir et avec qui il va passer quelques jours.
Et après, bah pas grand chose, c'est un peu gentil et surtout très ennuyeux, la réalisatrice évite de peu de nous raconter une relation père-fille qui pourrait virer au trauma mais du coup elle décide de ne pas raconter grand chose et crée un nouveau genre : le film qui vous met tellement dans la peau de son héros que vous avez l'impression de vous faire chier avec lui.
Car Johnny s'ennuie, sauf quand il est avec sa fille, et Johnny n'est finalement qu'une sorte de beauf richissime qui ne fait pas grand chose à part conduire sa Ferrari, jouer au jeux vidéos et baisouiller à droite et à gauche... Du coup, quand il se remet en cause et qu'il commence à geindre parce que finalement il n'est grand chose, on est pas touché, on s'en fout et on a surtout pas envie de le plaindre...
Heureusement, il y a quand même quelques scènes qui sauvent l'ensemble (le lap dance des deux blondes, le massage, la promo en Italie...) et on apprécie le fond sonore du génial groupe Phoenix. Mais au bout du compte, on se dit que la prestigieuse récompense obtenue est un peu usurpée et que si elle n'était pas la "fille de", ce film n'aurait sans doute pas vu le jour.

Stephen Dorff et Elle Fanning. Pathé DistributionStephen Dorff et Elle Fanning. Pathé DistributionStephen Dorff et Elle Fanning. Pathé Distribution


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Christophe 23/01/2011 01:25

Une caméra fixe filme une portion de circuit sur laquelle tourne une Ferrari. Le plan dure bien deux minutes. Sans doute se veut-il métaphorique de la vie de Johnny. Il est surtout très ennuyeux et assez laid. Mais cette introduction a au moins le mérite de mettre le spectateur dans l’ambiance. Elle est en effet à l’image du reste de ce long-métrage, dont on peut se demander comment il a pu être préféré à Potiche ou à Vénus noire au palmarès de la dernière Mostra de Venise. De là à inférer que la courte relation de l'auteur avec le président du jury, Quentin Tarantino, y est pour quelque chose…


J’attendais un film sur la relation père-fille, thème peu abordé au cinéma (du moins à ma connaissance). Sofia Coppola dresse surtout le portrait sans intérêt d’une star hollywoodienne neurasthénique, dont la triste existence se partage entre les shows pathétiques de jumelles strip-teaseuses, des fêtes somme toute assez sages, des promenades en voiture sur les hauteurs de Los Angeles à la poursuite d’une inconnue blonde et quelques séquences de promotion ou de maquillage (il faut bien gagner sa vie !). Johnny est dans un état si comateux qu’il ne s’étonne même pas de voir un véhicule de luxe fracassé contre le mur d’entrée de Château Marmont (une référence à Helmut Newton, mort dans de semblables circonstances en janvier 2004 ?).




Sofia Coppola avait pourtant un sujet en or, qu’elle aurait pu nourrir de sa propre relation avec son illustre géniteur. En fait, si l’on en croit le dossier de presse, il semble qu’elle ait utilisé un certain nombre de souvenirs personnels pour construire le lien unissant Johnny et Cleo. Cela veut donc dire que ses rapports avec son père étaient d’une indigence absolue (ce que je veux bien croire). Car finalement, Johnny et sa fille ne partagent presque rien au cours de leur éphémère cohabitation : quelques heures passées devant la télévision à jouer à Guitar hero, un séjour à Milan durant lequel Johnny essaiera surtout de se cacher de Cleo pour renouer avec une ancienne maîtresse… Et quand il se séparera d’elle, il ne trouvera rien de mieux que de l’emmener dans un casino à Las Vegas (l’endroit du monde le plus adapté pour passer un moment privilégié avec son enfant, avant de lui faire ses adieux !). Puis c’est en hélicoptère -et oui, c’est aussi cela la vie des stars !- qu’il rejoindra le taxi qui acheminera Cleo vers sa colonie de vacances… Mais ces quelques jours passés ensemble lui feront comprendre la vacuité de son existence. Il quittera alors hôtel et voiture de luxe (pour retrouver sa fille ?). Presque aussi profond qu'un roman de Marc Lévy...


Avec Somewhere, Sofia Coppola apporte la preuve du caractère très surfait de son œuvre. Elle est avant tout une icône de mode, qui fait les beaux jours des pages glacées de Vogue ou celles, recyclées, des magazines people. Son cinéma est par contre assez tape-à-l’œil. Plaquer de la musique new wave sur un film consacré à la vie de Marie-Antoinette relève selon moi plus du snobisme que de l'audace ou de l’intelligence (et tant pis si ces propos me font passer pour rétrograde !). Si je devais définir son talent, je dirais que c’est celui du paraître. Une qualité finalement bien dans l’air du temps. Aussi comprends-je que Sofia Coppola plaise autant à nos contemporains.

Une note positive tout de même, avant de conclure. L’interprétation sensible et pleine de délicatesse de la lumineuse Elle Fanning, dont le personnage, par son innocence, est le seul à véhiculer une réelle émotion.

Bob Morane 10/01/2011 20:50

et surtout si elle avait pas coucher avec le président du jury !
Film à chier qui m'a emmerdé comme jamais ! Juste atroce !

ffred 09/01/2011 11:05

Aïe ! J'ai plutôt bien aimé moi !

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