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Les films de Fab

Les films de Fab

Mon avis sur les films vus au ciné depuis 2007 et un peu plus...


Enter the void

Publié par heavenlycreature sur 9 Mai 2010, 15:49pm

Catégories : #**

Wild Bunch Distribution


Difficile d’avoir un avis tranché sur le dernier film de Gaspard Noé. Autant Irréversible m’avait scotché et marqué autant celui-ci me laisse perplexe. Tout d’abord, il y a le générique, frénétique et très graphique, le ton est donné, l’expérience risque de nous emmener loin. La première partie d’Enter the Void est très réussie, les néons tokyoïtes illuminent la ville électrique, nous suivons Oscar en caméra subjective jusque dans ses trips hallucinogènes. Oscar est un jeune dealer qui vit avec sa sœur Linda, stripteaseuse dans un bar sordide, orphelins, les deux se sont promis de ne jamais se quitter. a sa mort, l’âme d’Oscar se rapproche de Linda pour continuer à la protéger. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit encore, de la part du plus subversif des réalisateurs français, d’une expérience cinématographique radicale. Esthétiquement, l’œuvre est souvent sublime, les couleurs, les envolées dans la nuit, les angles de vue ou encore les plongées dans les lumières donnent le vertige et son accompagnées de fulgurances sonores signées du brillant Thomas Bangalter (Daft Punk). Le problème, c’est qu’à force de nous emmener dans ses interrogations existentielles, Noé ne réussit pas toujours à nous captiver, d’autant plus que le film dure 2h30… et qu’il s’avère un peu longuet par moment. Le réalisateur se questionne sur la mort, la vie, la réincarnation et nous renvoie à nos propres interrogations philosophiques. Bien sûr, il ne manque pas de nous infliger certaines images choc dont certaines sont moins pertinentes que d’autre, comme cette plongée sur un fœtus qui rappelle 4 mois, 3 semaines, 2 jours ou cette éjaculation filmée de l’intérieur d’un vagin. Huit ans après son chef d’œuvre, Gaspard Noé revient donc avec un film-trip aussi envoûtant que déstabilisant, une nouvelle expérience étrange et extrême parfois naïve dans sa façon de représenter l’enfance, parfois maladroite quand elle invoque une spiritualité pro tibétaine mais suffisamment personnelle et anticonformiste pour susciter  de l’intérêt. Intéressant, esthétique mais un peu raté et pas indispensable.



Wild Bunch DistributionWild Bunch DistributionWild Bunch Distribution



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Phil Siné 14/05/2010 10:29

bien résumé ! l'esthétique domine, le discours est bien souvent inutilement provocateur...

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