Lundi 23 janvier 2012
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19:34
Quand la première version ciné est sorti, en 2009, je
n'avais pas été vraiment convaincu... Sous l'oeil de David Fincher, y a pas à dire, c'est quand même autre chose ! Je précise par contre ne toujours pas avoir lu les bouquins... je juge donc le
film tel quel, sans comparaison avec les romans de Stieg Larson.
D'abord, cette version donne le ton avec un générique qui déboîte et qui rappelle les qualités de plasticien du réalisateur, sur un super morceau de Trent Reznor.
On est rapidement plongé dans l'atmosphère du film, très polar, très sombre... les 2h30 passent sans qu'on s'en rende compte, Fincher a réussi à raconter le récit complexe de Lisbeth Salander, la
hackeuse au passé mystérieux et de Mikael Blomkvist le journaliste du magazine Millénium avec brio en rendant les personnages suffisamment intéressants pour qu'on s'y attache.
Dans le rôle de Blomkvist, Daniel Craig est excellent, bien plus charismatique que le fadasse interprète suédois. Dans celui de Lisbeth, Ronney Mara est très convaincante même si pour le coup,
Noomi Rapace était, dans la version originale tout aussi excellente.
David Fincher propose un film noir virtuose, doté d'une superbe mise en scène et d'un scénario qui tient en haleine du début à la fin.
Bien sûr, il n'y a pas de quoi sauter au plafond non plus, mais en matière de divertissement sombre et captivant, Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes, se pose là.
Pour ma part, j'ai été à fond dedans et même si on passe à côté de certains éléments de l'histoire, le film ouvre suffisamment de portes pour nous laisser attendre patiemment la suite. Un bon
moment.
Par Heavenlycreature
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Vendredi 20 janvier 2012
5
20
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19:10
J'attendais beaucoup de Louise
Wimmer, son affiche, son thème, la "gueule" de son actrice avaient tout pour me séduire... Louise est une femme d'une cinquantaine d'années qui galère grave... divorcée, elle fait des
ménages pour s'en sortir, mais bien qu'elle travaille, elle ne peut pas louer d'appartement et attend qu'on lui propose un logement social... en attendant elle dort dans sa voiture...
Cyril Mennegun offre un premier film à la mise en scène travaillée et au sujet trop tristement ancré dans le réel. Corinne Masiero dans le rôle éponyme est une vraie révélation, avec sa voix
rauque et son charisme, elle impose le respect, elle est cette femme qui malgré toutes ses emmerdes, conserve une dignité à toute épreuve. L'émotion survient à plusieurs moments, surtout quand
elle n'arrive plus à contenir sa colère ou son ras le bol : très belle scène sur le trottoir avec la patronne du bar.
Il y a aussi quelques bonnes idées, comme celle du CD coincé dans le lecteur par exemple ou la façon de filmer les immeubles à la fin.
Cependant, j'ai quand même quelques réserves, il y a un côté démonstratif qui m'a un peu gêné dans Louise Wimmer, je n'ai pas trop aimé la façon systématique de tout "montrer", comment
elle se démerde pour manger, comment elle siphonne de l'essence... j'ai trouvé ça parfois un peu maladroit... et puis le dénouement est un peu trop expéditif...
Malgré tout, même si j'ai quelques réserves, je trouve que pour sa première réalisation, Cyril Mennegun nous offre un magnifique portrait de femme seule, digne et vivante.
Par Heavenlycreature
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Dimanche 15 janvier 2012
7
15
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19:54

N'ayant pas vu Les
contes de Terremer, c'est le premier film de Miyazaki fils que je vois. La première chose qui différencie La colline aux coquelicots de la plupart des films de son père, c'est
l'absence de fantastique. Loin des sorcières et des fantômes qui peuplent les chefs d'oeuvres de son père, Goro Miyazaki nous invite dans le Japon traditionnel des années 60, post seconde guerre
mondiale et guerre de Corée, il nous raconte l'histoire de Umi, jeune lycéenne, et de sa rencontre avec le courageux Shun... alors qu'ils tombent lentement sous le charme l'un de l'autre, des
secrets de familles vont se révéler à eux.
Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans cette histoire, j'avoue m'être bien ennuyé dans la première partie, ne sachant pas trop où tout ça allait nous mener. Et puis, lorsque les
révélations et les origines des deux jeunes héros sont racontées, j'ai commencé réellement à être touché par cette jolie histoire, plus compliquée que ce qu'elle laissait supposer.
Comme toujours chez Ghibli, les dessins sont très beaux, colorés et lumineux... certains moments comme les visites au foyer latin ou la descente à vélo sont vraiment chouettes.
Un agréable dessin-animé, bien fait mais qui traîne trop sur la durée, qui ennuie autant qu'il émeut.
Par Heavenlycreature
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3
Dimanche 8 janvier 2012
7
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/2012
13:40

Take Shelter, premier film de l'année, est plutôt
une petite déception... Surtout suite aux éloges qui lui ont été réservées par les critiques.
Le film raconte comment un homme sombre dans la folie alors qu'il devient persuadé qu'une menace météo cataclysmique menace le monde.
Il y a plein de trucs vachement bien dans Take Shelter. Michael Shannon, découvert dans Bug et habitué depuis aux rôles de dérangés, est encore une fois épatant, quant à Jessica
Chastain, elle est parfaite et très touchante dans son rôle d'épouse qui aime son mari envers et contre tout, c'est d'ailleurs cette dévotion qui constitue l'un des atouts majeurs du film.
La grande réussite de Take Shelter, c'est la mise en scène de cauchemars, ils sont tous bluffants et effrayants, et bien que l'effet de surprise du 1er rêve s'évapore très vite, ils sont
tous vraiment très réussis avec une mention pour celui des oiseaux, terrifiant.
D'autres scènes, comme celle du repas, la sortie du bunker ou la conclusion, sont terribles et d'une très grande puissance, il n'y a rien à dire.
Malgré toutes ces qualités, j'avoue que je n'ai pas adoré complètement le film que j'ai quand même trouvé un peu longuet. Toute la première partie manque de rythme et un peu trop molle à mon
goût... le film met trop de temps à s'installer. Et puis, j'ai aussi un problème avec l'idée que la maladie mentale de Curtis soit congénitale... c'est une idée terrifiante qui en plus n'apporte
rien à l'histoire.
Take Shelter ne m'a donc pas complètement convaincu, malgré ses nombreuses qualités, ses effets spéciaux et son casting impeccable, j'ai trouvé que l'ensemble manquait du petit "plus"
pour en faire un grand moment ce cinéma. Bien mais pas top.
Par Heavenlycreature
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3
Jeudi 5 janvier 2012
4
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/2012
19:04
De Aki Kaurismäki, je ne connaissais que le très beau
L'homme sans passé, le moins que l'on puisse dire c'est que le plus célèbre des réalisateurs finlandais a une patte, un style et un ton qui le caractérisent vraiment.
Le Havre, grand oublié du dernier palmarès cannois, est une fable humaniste bouleversante. Autant il est un dur constat sur l'état de notre société (le triste sort réservé aux immigrés),
autant il offre une bouffée d'espoir salutaire dans sa façon de montrer la solidarité et l'amour qui lient ses personnages.
Max, cireur de chaussures, vie chichement dans une triste ruelle et est entouré de gens qui l'aiment comme Yvette, la boulangère, Claire la propriétaire du bar ou Chang son "collègue".
Arletty, sa femme, est gravement malade. Alors qu'elle est hospitalisée, le laissant seul, confronté au cynisme du monde moderne, il rencontre Idrissa, jeune immigrant qui veut retrouver sa mère
en Angleterre, le prend sous son aile et fera tout pour l'aider.
Alors qu'elle semble minimaliste, la mise en scène de Kaurismäki, remplie de jeux de lumière subtils, de décors et d'accessoires d'un autre temps et de cadrage précis, est la preuve d'une
exigence formelle audacieuse.
Le Havre est surtout un film humaniste, un film d'amour devant lequel le spectateur est noyé sous une large vague d'émotion.
Il y a de l'utopie dans ce film, effet accentué par les multiples anachronismes qui lui confère cette atmosphère si particulière. Et pourtant les extraits de reportages télévisés sont là pour
nous rappeler qu'il s'agit bien d'une histoire contemporaine.
Le casting est impeccable, et s'il faut peut-être s'habituer au ton monocorde de la plupart des acteurs, on ne peut qu'applaudir la magnifique performance d'André Wilms, magnifique, sans oublier
Jean-Pierre Darroussin, Kati Outinen et Blondin Miguel, tous impeccables.
Cette histoire est puissante dans sa façon de rendre merveilleuse des petits riens, la barmaid qui offre un verre à Max, Max qui emballe une robe pour sa femme ou qui demande à Idrissa s'il a
pleuré, lui affirmant que "ça n'arrange rien"... c'est souvent pas grand chose mais sous la caméra de Kaurismäki on assiste à de petits miracles.
Par Heavenlycreature
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Mercredi 4 janvier 2012
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/2012
19:59
Vous l'attendiez tous avec impatience, je vous sers sur un plateau mon Top 20 de l'année passée.
Pas mal de titres incontournables cités ici et là mais aussi quelques "outsiders" comme les très beaux La solitude des nombres premiers, We want sex equality,
Poupoupidou, Pina ou la pépite Donoma et des absents vus un peu partout chez les autres qui m'ont pas mal déçu par rapport à ce que j'en attendais comme The tree of
life, La guerre est déclarée, Shame ou Drive ...
Et ça donne :
Suite :
21. La piel que habito / 22. L'exercice de l'état / 23. Hugo Cabret / 24. Intouchables / 25. Habemus Papam / 26. Le tableau / 27. Incendies / 28. Balada triste / 29. Hara-Kiri : mort d'un
samouraï / 30. Omar m'a tuer / 31. La planète des singes, les origines / 32. Dernière séance / 33. Contagion / 34. Beginners / 35. 17 filles / 36. Malveillance / 37. This must
be the place / 38. Shame / 39. Drive / 40. Source code / 41. Toutes nos envies / 42. The murderer / 43. Animal kingdom / 44. Winter's bone / 45. True grit / 46. Super 8 / 47. Crazy, stupid, love
/ 48. Arrietty, le petit monde des chapardeurs / 49. Essential killing / 50. L'étrangère / 51. X-men: le commencement / 52. Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne / 53. A
dangerous method / 54. Carnage / 55. Harry Potter et les reliques de la mort 2ème partie / 56. La BM du seigneur / 57. Le cheval de Turin / 58. Hanna / 59. La guerre est déclarée / 60. The
tree of life / 61. Limitless / 62. Bon à tirer (B.A.T) 63. Scream 4 / 64. Ma part du gâteau / 65. Jewish connection / 66. 127 heures / 67. Destination finale 5 / 68. Les géants / 69. La fée / 70.
Absent / 71. La conquête / 72. Rango / 73. Pater / 74. The green hornet / 75. Angèle et Tony / 76. We need to talk about Kevin / 77. Putty Hill / 78. Pourquoi tu
pleures ? / 79. London Boulevard / 80. Halal police d'état / 81. The hunter / 82. Le complexe du castor / 83. Poulet aux prunes / 84. Carancho / 85. Au-delà /
86. Après le sud / 87. Sucker punch / 88. Je suis un no man's land / 89. Tron, l'héritage / 90. La permission de minuit / 91. Somewhere / 92. L'art d'aimer / 93. Minuit à
Paris / 94. Le chat du rabbin / 95. My little princess / 96. Rien à déclarer / 97. Insidious
Par Heavenlycreature
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7
Mardi 3 janvier 2012
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/2012
22:42
Avant de dévoiler mon top 20 de l'année passée (oui je fais un top 20 et pis c'est tout!), un petit récap' des actrices, acteurs et réalisateurs qui ont marqué cette belle année de cinéma...
20 Actrices :
Natalie Portman (Black swan)
Karin Viard et Marina Foïs (Polisse)
Zoé Héran (Tomboy)
Chiara Mastroianni (Les bien-aimés)
Alice Barnole (L'Apollonide, souvenirs de la maison close)
Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg (Melancholia)
Michelle Williams (Blue valentine)
Leila Hatami et Sareh Bayat (Une séparation)
Bérénice Béjo (The Artist)
Nicole Kidman (Rabbit hole)
Mia Wasikowska (Restless)
Lubna Azabal (Incendies)
Sally Hawkins (We want sex equality)
Marie Gillain (Toutes nos envies)
Jennifer Lawrence (Winter's bone)
Kate Winslet (Carnage)
Tilda Swinton (We need to talk about Kevin)
20 Acteurs :
Ryan Gosling (Blue Valentine / Drive / Crazy,
stupid, Love)
Joey Starr (Polisse)
André Wilms (Le Havre)
Peyman Moadi et Shahab Hosseini (Une séparation)
Jean Dujardin (The artist)
Colin Firth (Le discours d'un roi)
Thomas Doret (Le gamin au vélo)
Jean-Paul Rouve (Poupoupidou)
Olivier Gourmet et Michel Blanc (L'exercice de l'état)
Omar Sy et François Cluzet (Intouchables)
Sami Bouajila (Omar m'a tuer)
Luis Tosar (Malveillance)
Michael Fassbender (Shame / X-men origins / A dangerous method)
Viggo Mortensen (A dangerous method)
Sean Penn (This must be the place)
Brad Pitt (The tree of life)
Vincent Gallo (Essential killing)
20 Réalisateurs :
Asghar Farhadi (Une séparation)
Céline Sciamma (Tomboy)
Darren Aronofsky (Black Swan)
Lars Von Trier (Melancholia)
Kim Jee-Woon (J'ai rencontré le diable)
Pedro Almodovar (La piel que habito)
Martin Scorsese (Hugo Cabret)
Bertrand Bonello (L'Apollonide, souvenirs de la maison close)
Michel Hazanavicius (The artist)
Maïwenn (Polisse)
Djinn Carrenard (Donoma)
Aki Kaurismaki (Le Havre)
Gérald Hustache-Mathieu (Poupoupidou)
Wim Wenders (Pina)
Saverio Costanzo (La solitude des nombres premiers)
Takashi Miike (Hara-Kiri : mort d'un samouraï)
Pierre Schoeller (l'exercice de l'état)
Laurent Achard (Dernière séance)
Jean-François Laguionie (Le tableau)
Alex De La Iglesia (Balada Triste)
Par Heavenlycreature
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3
Samedi 31 décembre 2011
6
31
/12
/Déc
/2011
15:14
Depuis quelques années, l'Espagne sait nous
rappeler épisodiquement qu'elle n'est pas que le pays d'Almodovar et qu'elle dispose également d'un vivier de réalisateurs horrifiques qui s'en sortent (presque) toujours avec brio : Jaume
Collet-Serra (Esther), Alex de la Iglesia (Balada Triste) ou Nacho Cerdà (Abandonnée) en sont de parfaits exemples.
Le réalisateur de Malveillance, n'en est pas à son coup d'essai, le réalisateur du flippant [•REC] et de
Fragile, Jaume Balaguero, revient avec une histoire plus tournée vers le thriller que le film d'horreur pure.
Encore une fois, le réalisateur catalan retourne filmer l'intérieur d'un immeuble barcelonais qui, s'il n'est pas condamné à voir ses occupants se bouffer les uns les autres est quand même gardé
par un homme, César, pas tout à fait net. Une sorte d'antithèse d'Amélie Poulain qui, parce qu'il n'arrive pas à être heureux a décidé de pourrir la vie des autres.
Dans le film, sa victime principale est Clara, une jolie jeune femme pulpeuse et sublime, qui affiche un sourire à toute épreuve.
Alors que le film avance, le réalisateur nous laisse petit à petit entrevoir le piège diabolique de César. La perversité de Balaguéro est de ne pas complètement faire de César un personnage
détestable. Pire, lors d'une scène fantastique de cache-cache dans l'appart de Clara on aurait presque envie qu'il ne se fasse pas capturer, devenant victime à son tour.
Luis Tosar dans le rôle du gardien perturbé est parfait, aussi inquiétant que la jolie Marta Etura est resplendissante.
Le film distille un malaise tout du long, on ne saisit pas vraiment ce qui pousse César à avoir un tel comportement, la tension atteint son paroxysme avec l'une des conclusions les plus
dérangeantes vues dans un film depuis longtemps (on se sent un peu comme à la fin de The Mist si vous voulez...).
Bien sûr, le film de Balaguero n'est pas non plus à ranger dans la pile des chefs d'oeuvres de l'épouvante et n'est pas exempt de défauts dans son récit ou dans la présentation de certains
personnage secondaires, et il ne vient pas à la cheville en matière de frousse à [•REC], mais est quand même un très honnête thriller à déconseiller tout de même aux jeunes femmes qui
vivent seules...
Par Heavenlycreature
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Vendredi 30 décembre 2011
5
30
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/2011
15:05
Avant d'annoncer mon top 20 final de l'année, rapide retour sur 2011 au cinéma avec deux premiers points :
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Le Flop 10 de l'année
Commençons par les 10 plus grosses
déceptions de l'année (du moins pire au plus beurk) :
10. Je suis un no man's land (une fable juste sympathique mais pas suffisament cinégénique...)
9. Tron, l'héritage (des supers effets spéciaux et une bonne B.O ne sauvent pas le naufrage de ce film quand même assez mauvais)
8. La permission de minuit (Mouais... c'était un peu chiant ça aussi... et pourtant j'adore Lindon)
7. Somewhere (Sofia Coppola filme l'ennui et réussit à nous emmerder...)
6. L'art d'aimer (Ouh là là, j'en profite pour remercier Chris une nouvelle fois... :) )
5. Minuit à Paris (La pire bouse de Woody Allen, terriblement niais)
4. Le chat du rabbin (Pfff... )
3. My little princess (Le film le plus prétentieux de l'année)
2. Rien à déclarer (Obligé d'aller le voir, je ne m'en suis toujours pas remis)
1. Insidious (le film le plus flippant pour certains est le plus grotesque pour moi... limite ridicule)
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Les 10 scènes les plus marquantes de l'année :
1. L'engueulade entre Karin Viard et Marina Foïs dans Polisse : Enorme !
2. Ryan Gosling qui chante "You Always Hurt The Ones You Love" à Michelle Williams dans la rue dans Blue Valentine : Trop beau...
3. La scène en boîte dans Black Swan avec Natalie Portman et Mila Kunis (et la suite dans la chambre...) : Terrible !
4. L'introduction en tableaux suréalistes de Mélancholia : Sublime !
5. La partie de Volley-ball entre évèques dans Habemus Papam : Succulent.
6. Les premières minutes de Drive : Géniales !
7. Le meurtre de la fiancée du héros vengeur coincée dans sa bagnole dans J'ai rencontré le diable : Grosse flippe...
8. La scène de l'incendie dans Incendies ... : Horrible...
9. La conversation d'Annabel avec sa soeur dans Restless : Triste...
10. L'accident de voiture dans L'exercice de l'état : Inattendu.
Par Heavenlycreature
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9
Vendredi 30 décembre 2011
5
30
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/Déc
/2011
14:21
Le nouveau film de Martin Scorsese surprend d'abord par
son absence de flingue, de "fuck" et de mafioso. En effet, il s'est attaqué à un domaine où on ne l'attendait pas : l'adaptation d'un bouquin pour enfants et il s'en sort plutôt bien.
Techniquement, il n'y a rien à dire, le choix de la 3D est complètement justifié et carrément bluffant, quant à la mise en scène; à l'image de l'introduction qui nous embarque dans la gare à
travers un long travelling impressionnant, elle est somptueuse.
Question casting, Ben Kingsley et Sacha Baron Cohen sont encore une fois excellents, on retrouve Chloé Grace Moretz qui continue à nous surprendre et on découvre, dans la peau du jeune héros du
titre, Asa Butterfield qui s'en sort à merveille.
C'est sur le rythme que j'ai quelques réserves, du moins sur la première partie que j'ai trouvée un peu longue. On suit le gamin dans la gare, on nous raconte un peu comment il en est venu là et
on attend de comprendre où sa quête pour réparer son automate va le mener... léger ennui.
Et puis, quand le film penche radicalement du côté de l'hommage et prend le parti de s'intéresser de plus près à la vie de Méliès, il se passe vraiment quelque chose.
Son histoire méconnue et la passion que nous transmet Scorsese à travers son récit m'a pris aux tripes, et m'a sorti définitivement de la torpeur qui commençait à m'envahir.
Avec ce film, Scorsese offre une vraie oeuvre de cinéphile, remplie de références et transpirant son amour pour le septième art.
Bien qu'un petit peu trop long, Hugo Cabret se rattrape tellement et est si généreux en matière d'effets visuels, qu'il mérite quand même largement qu'on s'y attarde.
Par Heavenlycreature
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